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| HISTORIQUE |
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La Foire de la Lavande en pays
Dignois voit le jour. Placée sous l’égide
de l’Office Départemental Agricole, son unique
vocation réside alors dans la valorisation de la production
des huiles essentielles distillées dans le département
des Alpes-de-Haute-Provence. La manifestation ne dure qu’un
jour et se limite à une exposition de flacons d’essence.
Les années passent et la foire s’étend.
Les lavandiculteurs bas-alpins voient arriver leurs homologues
des départements de Vaucluse, Drôme, Lozère,
Var mais aussi cher et Moselle et se diversifie en accueillant
des exposants de miel, pâtés, truffes, matériel
agricole et même de meubles en 1949.
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| 1953,
c’est le grand départ |
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La manifestation devient à
part entière une foire-exposition à caractère
commercial, industriel, artisanal et agricole et s’étend
sa durée à quatre jours. Quelques années
plus tard, elle adhère à la Fédération
Française des Foires et Salons et acquiert ainsi une
renommée nationale. Gagnant en envergure elle déménage
à plusieurs reprises : des locaux de la Chambre de
Commerce à sa naissance, elle passe par la place Général
de Gaulle, la caserne Desmichels, la place du Tampinet et
enfin, s’installe au Palais des Congrès. Ce n’est
qu’en 1993 que le comité, désireux de
faire partager ce parfum de lavande et ces jours de foire
au centre-ville, décide de ramener l’événement
sur la place Général de Gaulle. 1995, les journées
lavande sont nées du désir de rénover
la traditionnelle Foire de la Lavande, née en 1921.
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| Les
principaux changements opérés en 1995
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Gratuité de l'entrée,
implantation au cœur de la ville, nombreuses animations,
invité d'honneur, etc., ont porté leurs fruits
et ont permis de redonner à la Foire de Digne une place
de choix dans son secteur d'activité. Ainsi, de 14
000 visiteurs en 1994, la fréquentation est passée
à 25 000 visiteurs en 1996 et 30 000 en 1997. Un questionnaire
rempli par tous nos exposants (100 en 1997, soit plus de 130
stands)
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| Nous permet d'annoncer les chiffres
suivants : |
- 81% de satisfaits
et très satisfaits, et qui ont déclaré
avoir atteint leurs objectifs,
pour les différents domaines :
- l'implantation recueillie 75% des suffrages
positifs,
- l'animation 87%,
enfin, ce qui conforte notre manifestation dans son image de
convivialité :
les exposants se sont déclarés à 90% de
satisfaits. |
| Les
foires à l'époque de Pierre Gassendi |
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Si la Foire de la
Lavande en pays Dignois est un rendez-vous incontournable
pour l'agriculture et le commerce local et régional,
depuis maintenant 76 ans, la Ville de DIGNE était
bien avant un lieu privilégié dans l'organisation
de foires. DIGNE a toujours connu un commerce actif.
L'illustre Pierre Gassendi, dont la statue trône
au milieu de la place, et donc de la Foire, décrivait
dans un de ses ouvrages ce qu'il en était à
son époque, au XVIIè siècle.
Digne était alors un haut-lieu du commerce régional
et comptait 10 000 habitants alors que Marseille en
comptait à peine 30 000… |
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| Les Foires de DIGNE avaient
lieu quatre fois par an : les lundis, mardis et mercredis
après la fête des Cendres, pour la fête
Dieu, la fête de la Saint-Julien le 28 août (déjà
!) et après la Toussaint. Ces rendez-vous forains sont
alors connus dans toute la région, notamment parce
que l'on y trouve un grand nombre de bêtes d'élevage
: moutons, chèvres, chevaux, bovins sont alignés
à l'extérieur de la ville, à l'endroit
où se trouve notre foire actuelle. Ce lieu, destiné
à devenir un des poumons du centre-ville actuel, s'appelle
alors le Pré aux Foires. Selon Pierre Gassendi, déjà
en 1437 la ville transférait la Foire du Bourg vers
le Pré aux Foires. A l'intérieur de la Ville,
dans les rues et sur les places, s'étalent marchands
de cuirs, parfumeurs qui vantent les vertus des plantes aromatiques,
marchands de salaison, de tissus, etc. Les habitants louaient
alors des boutiques, ou le devant de leurs maisons, pour permettre
aux exposants de s'installer. Les produits ne manquent pas
ils sont déjà multiples et variés et,
plus que la lavande, c'est alors la " prune perdigone
" qui a les faveurs du public et qui est la grande spécialité
de Digne. Pour votre information, " perdigone "
vient de " perdrix " car la couleur de ce fruit
est semblable à la couleur de la gorge des perdrix
il y a également des laines travaillées ; des
croûtes de cuir ouvragées par les " corroyeurs
" qui faisaient sécher les peaux de bœuf
à l'entrée de la ville. Les Dignois comprendront
désormais pourquoi le quartier Soleilboeuf, où
se trouvent désormais les Archives départementales,
fut ainsi nommé. Ces peaux étaient exportées
jusqu'en Piémont et en Savoie. Face au succès
de ces rendez-vous commerciaux et agricoles, il faudra agrandir
le Pré aux Foires. Ce sera au XVIIIè siècle
sous l'impulsion du Préfet Lameth. |
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